Accompagné par Frédéric Plante, le quadruple médaillé olympique commentera les prouesses de l’équipe olympienne canadienne ainsi que toutes les autres courses du patinage de vitesse longue piste durant les Olympiques sur les ondes de RDS.
Il se tient à l’affut des moindres gestes et mouvements de la délégation canadienne. «J’ai passé beaucoup de temps dernièrement avec l’entraîneur de l’équipe qui se trouve à être un de mes bons amis, Robert Tremblay. J’ai fait le tour de l’équipe et l’esprit global en vue des Jeux est positif. L’attitude et l’ambiance sont bonnes; ils sont tous confiants», dit celui qui a remporté une médaille d’argent au 1000 mètres en 1980 (Lake Placid) ainsi que deux médailles d’or (1000 et 1500 mètres) et une médaille de bronze (500 mètres) quatre années plus tard (Sarajevo).
Aspirations canadiennes
Or, il semble plus conservateur quant au nombre de médailles à la portée des patineurs, comparativement au Comité olympique canadien (COC). «Le minimum de médailles si tout allait vraiment mal serait de six. Dans le meilleur des cas, on pourrait se rendre à 11. Le COC s’attend à neuf médailles, mais je crois que sept ou huit médailles est un objectif plus réalisable.»
«L’objectif du COC est de terminer numéro 1 au classement des médailles, soit avec une récolte de 35. Par contre, probablement que le nombre requis sera de 30», ajoute l’ancien patineur.
Il n’hésite pas à vanter les talents de Christine Nesbitt et de Clara Hugues. Toutefois, il affirme que Kristina Groves est l’espoir olympique numéro un en patinage.
«Le COC s’attend à neuf médailles, mais je crois que sept ou huit médailles est un objectif plus réalisable.» - Gaétan Boucher, ancien patineur de vitesse
Pour ce qui est de Jeremy Wotherspoon, il croit que «c’est encore possible. On a essayé de travailler avec son aspect mental. Présentement, il est n’est pas favori, alors il est plus calme et ça joue à son avantage. Par contre, s’il se retrouve en tête après la première course du 500 mètres, la nervosité monte d’un cran. D’ailleurs, il est tombé lundi dernier dans une course; faire une chute quelques jours avant le début des Jeux est le pire des scénarios, surtout compte tenu que c’était sa dernière. Tout se joue entre les deux oreilles pour Jeremy.»
En mode attente
Il ne se gêne pas pour dire que la différence est majeure entre les Championnats du monde et les Jeux olympiques. «L’impact des Jeux est beaucoup plus gros dans la carrière des athlètes. On rencontre d’autres athlètes, on essaie de se faire remarquer par le monde entier et se démarquer des autres sports. C’est beaucoup plus intéressant», évoque M. Boucher.
Toutefois, il se dit déçu de l’ambiance actuelle qui plane sur Vancouver. «Je suis conscient que les Jeux ne sont pas encore entamés, mais je suis déçu jusqu'à maintenant. Or, les installations sont superbes et l’organisation est très bonne, mais on demeure à l’hôtel. À l’inverse, à Turin, on demeurait au village des médias. On partageait beaucoup avec les autres médias des pays étrangers et on découvrait d’autres cultures et d’autres mets. Non, c’est très différent pour le moment, mais nous sommes là pour les performances de nos athlètes», conclut-il.
