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Construire les podiums : une deuxième chance pour des défavorisés



Podiums Vancouver 2010

Podiums Vancouver 2010

Publié le 12 Février 2010
Publié le 12 Février 2010
 

Par Geneviève Charest - Franco Médias 2010

Pour un athlète, monter sur le podium récompense des années d’entraînement et de travail acharné. Pour plus d’une soixantaine de jeunes dans des situations défavorisées, voir les athlètes monter sur le podium récompensera un travail bien fait.

Sujets :
Atelier , Vancouver , Canada , Montérégie

En effet, presque 11 000 morceaux, incluant les podiums, des rampes d’accès et les plateaux qui porteront les médailles, ont été construits à l’Atelier de fabrication Rona de Vancouver 2010. Cet atelier, dont le concept est recréé à travers le Canada, donne une formation de menuiserie à des gens qui ont des défis d’employabilité, tels que des mères monoparentales, des gens qui ont des dépendances et des immigrants qui ont de la difficulté à se trouver du travail.

Daniel Richard, directeur des communications de Rona, explique que l’entreprise tenait à faire quelque chose de significatif et laisser un héritage avec la construction des morceaux pour les Jeux. «Le meilleur héritage qu’on peut laisser à des gens, c’est une deuxième chance. Et avec un atelier comme celui-ci, on leur donne, entre guillemets, les outils pour qu’ils puissent réussir par eux-mêmes», soutient M. Richard.

Bastien Beaucage est originaire de la Montérégie, au Québec, et était à Vancouver depuis quelques semaines lorsqu’il a entendu parler du projet. Il a fait partie de la première cohorte d’étudiants qui ont suivi le cours de menuiserie pendant 30 semaines et est maintenant qualifié comme apprenti charpentier.

Il explique que le cours lui a donné des acquis qu’il pourra utiliser dans plusieurs autres emplois. «Il y en a qui avaient de la misère à se lever le matin. Ce sont des valeurs de vie qui vont être utiles pour le restant de tes jours qu’ils nous ont enseignées ici.»

Ce qu’il aime de plus dans la menuiserie, c’est de pouvoir montrer quelque chose de concret lorsque le travail est terminé. «En ce moment, lorsque je marche dans les rues de Vancouver, je peux dire, ça c’est moi qui l’ai fait!», s’exclame-t-il.

L’Atelier est maintenant presque vide étant donné que les produits ont été livrés aux sites des Jeux olympiques, mais M. Richard avoue qu’il espère que le projet continue pour pouvoir former d’autres jeunes à risque à Vancouver.

 

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