Ironiquement, il vivra aussi ses premiers Jeux paralympiques d’hiver aussi.
«C’est tout à fait différent des Jeux d’été. Je marchais dans la rue et je ne ressentais pas le même niveau d’excitation. C’est sûr que c’est agréable, mais je n’ai aucune pression sur les épaules. Or, c’est vraiment intéressant de vivre les Jeux comme spectateur, surtout que je compte plusieurs amis dans l’équipe canadienne», dit Benoît, enjoué de faire partie de toutes ces festivités.
Rappelons que Benoît a remporté cinq médailles d’or aux Jeux paralympiques de Sydney en 2000 et trois aux Jeux paralympiques d’Athènes en 2004.
Il est né avec un pied bot, une malformation à la naissance. Il a peu de masse musculaire entre son genou et son pied droit. «C’est comme nager avec une palme dans la jambe gauche seulement. Mon fouetté de la cheville n’est pas aussi à point», explique l’athlète.
Tâches multiples
Par ailleurs, il s’est déplacé à Vancouver afin de venir en aide aux enfants défavorisés par l’entremise de Right To Play. Il s’agit d’une fondation qui fixe les balises de sa mission sur l’encadrement sportif d’athlètes auprès de jeunes dans les milieux défavorisés partout dans le monde.
«J’ai eu le privilège d’aller avec Chantale Peticlerc au Mali en 2007 pour voir ce que Right To Play faisait sur le terrain. J’ai vraiment aimé et c’était extraordinaire de faire un séjour à l’extérieur pour voir la joie des enfants lorsqu’on joue avec eux, bref lorsqu’ils s’amusent», raconte Benoît.
«Ils sont si défavorisés mais tellement enthousiastes de jouer au soccer avec nous. Pour eux, c’est très difficile de saisir ce que c’est les Olympiques, alors que ce soit le commun des mortel ou un athlète olympique, ils sont heureux de s’amuser avec nous.»
En plus de scruter à la loupe les prouesses de ses amis et de représenter Right To Play, Benoît sera à la Place du Canada durant tous les Jeux. «Je vais travailler comme ambassadeur afin de parler des sports paralympiques. Il y aura beaucoup d’interaction avec les spectateurs, mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant», dit-il en riant.
En outre, il doit s’entraîner à chaque jour rigoureusement. D’ailleurs, il attend la venue de Micheal Phelps, un partenaire d’entrainement pas comme les autres. Décidemment, il n’est pas ici pour chômer.
