À une dizaine de jours du début des Jeux, alors que la province se préoccupait de mettre la touche finale à ses préparatifs en vue d’accueillir les milliers d’athlètes, bénévoles et visiteurs qui n’allaient pas tarder à arriver, voilà que la montagne Cypress perdait son manteau blanc.
En janvier 2010, la province a connu le mois de janvier le plus chaud de son histoire, avec une moyenne de température de 7,2 degrés Celcius, moyenne qui se situe normalement à 3,3 degrés centigrades. Le faible taux de précipitation, le plus souvent sous forme de pluie, n’a guère aidé.
Pour remédier au problème, on a transporté de la neige par camion et par hélicoptère sur la montagne qui accueille les épreuves de planche à neige et de ski acrobatique.
Mais on continue de jouer avec les défis posés par Mère Nature. «Le défi, en ce moment, c’est de garder la neige», explique Mme Drolet, qui œuvre dans le domaine du ski acrobatique et de la planche à neige depuis maintes années. «Le soleil brille depuis quelques jours et ce n’est plus possible de faire venir d’autres camions.» Les épreuves de bosses qui ont eu lieu au début des Jeux se sont bien déroulées mais il reste encore de nombreuses épreuves.
Pour assurer la longévité des pistes de compétition, elles sont recouvertes de toiles et les entraînements ont lieu le soir, limitant ainsi leur détérioration. On demande aussi aux entraîneurs d’essayer d’être raisonnables et de limiter les entraînements. À chaque fois qu’un skieur exécute un saut, la neige du train d’atterrissage glisse en bas de la montagne.
«Après chaque saut, nous sommes obligés de rattraper la neige et de la replacer en tapotant avec nos pelles», dit la bénévole, bien en forme.
De plus, l’équipe d’organisation des Jeux a dû faire preuve d’ingéniosité : pour que les tremplins du ski acrobatique ne se détériorent pas trop en raison du temps doux, des tuyaux d’égouts remplis de glace sèche concassée ont été posés à l’intérieur des tremplins.
«En 14 ans d’expérience, je n’avais jamais vu ça », reconnaît la bénévole en parlant de cette nouvelle méthode. C’est la première fois que l’on n’a pas assez de neige. C’est une première expérience et ça fonctionne.»
Le travail est dur, les heures longues, et l’hébergement, le transport et la nourriture ne sont pas payés, mais Diane Drolet est bien heureuse de participer au travail. «Je le fais pour nos athlètes canadiens et pour les athlètes du monde entier. Je suis contente de faire ça pour eux.»
