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Psychologie sportive : La différence est entre les deux oreilles



Psychologie sportive

Psychologie sportive

Publié le 25 Février 2010
Publié le 25 Février 2010
 

Par France Blais-Shiokawa – Franco Médias 2010

Aux Jeux olympiques, où les aptitudes physiques des athlètes d’une même discipline sont au même niveau, c’est souvent la préparation mentale qui fait la différence entre une première et une dixième place.

Sujets :
Québec , Jeux de Vancouver

C’est ce qu’affirme Sylvain Guimond, psychologue sportif de Boucherville, au Québec, qui à l'origine avait une formation en biomécanique.

Le psychologue, qui a offert de la consultation à de nombreux athlètes tels Tiger Woods, Mario Lemieux ainsi que les patineurs artistiques Cynthia Phaneuf, Jessica Dubé et Bryce Davison, explique un peu les techniques qu’utilisent les athlètes pour se préparer en vue des grandes compétitions.

«Les athlètes se fixent des objectifs à court et moyen termes, en prévision des mois et des années à venir. On décide de ce qu’on aura besoin afin d’atteindre ces objectifs. Par la suite, les athlètes identifient, avec l’aide de leur psychologue, les obstacles qui pourraient se présenter : blessures, mauvaises performances, pensées négatives… et on essaie de les éviter. Les athlètes emploient aussi la visualisation et des mots-clés afin de tenter de reproduire de bonnes performances antérieures», indique-t-il.

La confiance en soi joue un rôle clé dans la psychologie sportive, mais c’est quelque chose de très délicat, souligne M. Guimond.

«Si l’athlète n’a pas assez de confiance, il ne réussit pas. Mais, au contraire, s’il est trop confiant, il risque de mal performer parce qu’il n’y a plus cette surcharge d’adrénaline et de peur qui pousse l’athlète.» Il s’agit d’avoir la bonne dose de peur, d’énergie et de confiance en soi pour être au sommet, rappelle le psychologue.

Au sujet de la patineuse québécoise Joannie Rochette, qui a perdu sa mère à quelques jours du début de ses épreuves aux Jeux de Vancouver, Sylvain Guimond comprend sa décision de vouloir tout de même être sur la glace.

«C’est normal qu’elle veuille patiner parce que c’est ce que sa mère aurait voulu qu’elle fasse», explique-t-il, croyant aussi que l’intériorisation vécue par la patineuse face au décès de sa mère peut l’aider à éliminer toute distraction lors de ses performances.

M. Guimond, qui pratique la psychologie du sport depuis une vingtaine d'années, ne se lasse pas de son travail. En accompagnant les athlètes dans leur cheminement de carrière sportive, il réalise ses propres rêves.

«Je vis leur fierté et leur excitation. Je vis leur tristesse et leurs défaites», conclut-il au sujet de son travail.

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