On rejoint donc Marc-André à la Maison du Québec à Vancouver, où il mange une poutine de son fauteuil roulant, puisqu’il ne peut pas marcher sur de grandes distances. Il est accompagné de sa mère, Sylvie Méthot, ainsi que son père, Guy Demers, et son frère de 14 ans, William. Marc-André nous explique qu’il a choisi d’aller aux Olympiques comme rêve, car ça semblait inaccessible et, bien sûr, il aime beaucoup le sport.
Sa mère relate qu’elle croyait que c’était un peu trop gros et qu’il ne serait peut-être pas possible que ça se réalise. Marc-André en fut donc des plus surpris lorsqu’il a appris qu’il se rendrait à Vancouver pour les Jeux. «Je ne le croyais pas. Je pense que je l’ai cru quand j’ai embarqué dans l’avion. C’est vraiment maintenant que je réalise que c’est géant», avoue-t-il.
Pendant son séjour, Marc-André aura eu la chance de voir plusieurs parties de hockey, son sport préféré, ainsi que du patinage de vitesse et du patinage artistique. Parmi tout ce qu’il a fait, difficile pour Marc-André de ressortir ce qu’il a le plus aimé. «Tout. Je pourrais tout nommer. C’est magnifique», dit-il.
Il y a quand même une rencontre qui se démarque un peu des autres. Jennifer Heil, médaillée d’argent au ski à bosses, ainsi que son entraîneur, Dominick Gauthier, ont pris un peu de temps dans leur horaire surchargé pour rencontrer Marc-André. Mme Heil avait envoyé un manteau signé à Marc-André en 2008, qu’il porte d’ailleurs au moment de notre rencontre, ainsi qu’une vidéo pour l’encourager. Ils ont donc discuté pendant une trentaine de minutes dans un restaurant de l’expérience de Mme Heil aux Olympiques, et elle lui a même montré sa médaille.
La mère de Marc-André explique que celui-ci est privé de plusieurs choses dans sa vie quotidienne, comme ne pas pouvoir faire de sports, alors qu’il aime tant ça. «C’est comme un baume sur tout ce qu’il vit depuis qu’il est au monde», affirme-t-elle. Elle révèle que malgré qu’il ne puisse pas faire de sports, Marc-André est un très bon percussionniste et étudiera la musique au CÉGEP l’année prochaine.
Mme Méthot dit qu’elle aussi, ne peut pas ressortir un seul souvenir. «C’est vraiment d’être ici toute la famille. C’est quelque chose d’inoubliable», confie-t-elle.
«Cette année surtout c’était au Canada. C’est le fun parce que la ville est remplie de partisans du Canada. Et c’est le fun de vivre ça au moins une fois, le trip olympique on pourrait dire», d’ajouter Marc-André.



