Découverte du Centre de presse, dès 8h, heure locale. Première impression : c’est gros, les Jeux olympiques. On le dit. On le sait. Mais tant qu’on n’a pas les deux pieds dedans, on ne peut le réaliser complètement. Et selon un confrère québécois rencontré dans un autobus, ce n’est rien comparé aux Jeux d’été… Très, très impressionnant. À certains moments, je devais avoir l’air d’un gamin qui débarquait dans une usine de bonbons pour la première fois de sa vie.
Découverte des conférences de presse officielles, avec les athlètes olympiques. Des journalistes de partout, de tous les horizons et de toutes les nationalités. Peu souvent dans ma carrière ai-je eu l’occasion de poser des questions à un athlète sur la même tribune qu’un journaliste du Wall Street Journal ou de EuroSport. Ça aussi, c’est impressionnant.
Découverte aussi des moyens de transport. Tous les autocars partent du Centre de presse, établi à Place du Canada, sur le bord de l’eau, en plein centre-ville. À intervalles réguliers, les autobus – dont plusieurs proviennent du Québec, de l’Ontario et d’ailleurs au pays – partent vers les divers sites de compétition.
Jusqu’à maintenant, pas trop de problème de ce côté. Les voies réservées aux véhicules officiels sont efficaces et les horaires sont respectés. Il y a de circulation, certes, mais ça pourrait être bien pire, étant donné les dizaines de milliers de personnes qui convergent vers Vancouver ces jours-ci.
Enfin, découverte du climat humide – mouillé – de la côte Ouest. J’étais déjà venu à Vancouver deux fois auparavant et j’avais été assez chanceux pour n’avoir droit qu’à du soleil. Je n’ai pas vu un seul rayon aujourd’hui et tout porte à croire qu’il en sera ainsi pour quelques jours encore.
Je déteste parler météo, sauf que voilà, c’est le déluge. Pas tant à Vancouver comme tel, mais plutôt à Cypress Mountain, d’où je reviens en écrivant ces lignes. Pensant avoir le temps de parler aux athlètes de ski de bosses, je me suis rendu en fin d’après-midi à Cypress, qui fait couler beaucoup d’encre ces jours-ci en raison du manque de neige. Mais la température exécrable – vents violents par bourrasques et pluie abondante – a forcé les skieurs canadiens à écourter leur séance d’entraînement. Je les ai donc manqués, eux qui sont repartis plus tôt que prévu vers le village olympique.
Demain, c’est le grand jour. La cérémonie d’ouverture retiendra évidemment toute l’attention. Je me permettrai également une visite au village olympique, question de m’imprégner de la fébrilité qui doit y régner.
Qui allumera la vasque olympique? Les paris sont ouverts…

