- Cypress Mountain, qui semble inspirer le succès à l’équipe canadienne – deux médailles d’or et deux autres d’argent y ont été remportées depuis le début des Jeux –, n’existe pas. Du moins, pas à cet endroit. En fait, il s’agit du nom de la station de ski, achetée par une compagnie américaine en 2007. Ceux-ci ont alors décidé de rebaptiser ce qui a toujours été connu comme les Cypress Bowls dans la région. Les monts Hollyburn, Black et Strachan constituent les trois sommets de l’aire skiable, qui se trouve dans le parc provincial Cypress.
- Gameday Management Group, la compagnie américaine responsable d’organiser le transport de divers événements d’envergure – elle était responsable du système de transport des Jeux d’Atlanta en 1996 – fait face à plusieurs critiques à Vancouver. D’abord, parce qu’ils ont reçu le contrat alors que plusieurs entreprises canadiennes s’étaient dites prêtes à relever le défi. Ensuite, parce que plusieurs de leurs véhicules importés des États-Unis (des plaques californiennes ornent les autobus) ne peuvent subvenir aux besoins en montagne. Ainsi, plusieurs autobus tombent en panne en se rendant aux sites de compétition, causant des inconvénients pour les spectateurs et les médias. Quand un véhicule bondé de journalistes tombe en panne, vous pouvez être certain qu’on parlera de vous dans les journaux le lendemain matin…
- Un journaliste allemand rencontré dans un autobus vers Whistler me confiait qu’il préférait la couverture des Jeux olympiques à celle de la Coupe du monde de soccer de la FIFA. L’éditeur de la section sportive de trois quotidiens berlinois affirmait que pour lui, l’esprit olympique est plus facilement visible chez les athlètes amateurs que chez les riches joueurs de soccer européens, traitées comme des superstars dans leurs pays d’origine. Ce journaliste n’est probablement pas familier avec les 23 joueurs de la formation canadienne de hockey masculin. Le salaire annuel combiné de ces athlètes est de 123,5 millions $... On se demande ce qu’ils feront avec les 20 000$ additionnels remis par le Comité olympique canadien en cas de médaille d’or. Un pourboire pour le valet à l’hôtel, probablement.
- Qui a dit que les Jeux olympiques n’étaient pas bilingues? Vue dans une boutique de North Vancouver, une grande affiche en lettres rouges indiquant «Lingerie sale». L’histoire ne dit pas si le type qui tient ce magasin parle français ou anglais. Ça en dirait long sur la qualité de ses produits…
- Les Vancouvérois sont impressionnés par le nombre de journalistes qui assiègent leur ville. Chacun a son histoire à propos des Jeux. Dans le train, de nombreuses discussions commencent par des locaux nous demandant «Vous êtes journaliste?» En général, l’opinion envers les Jeux est favorable. Sauf qu’ils ont hâte de retrouver leurs petites habitudes. Courage, il ne reste que 12 jours…
- C’est le Canadien Bryan Adams qui a inauguré la Place Hockey du Canada, où l’équipe canadienne masculine disputera tous ses matchs olympiques. Le 19 septembre 1995, il y présentait en effet le premier événement dans l’amphithéâtre qui a coûté à l’époque 160 millions $ à construire. L’aréna peut contenir un peu plus de 19 000 personnes.

