Ça m’a fait remarquer que si j’étais payée au salaire minimum pour ces heures, j’aurais travaillé pour 950$. C’est donc près de mille dollars que j’ai offerts gracieusement à cet organisme à but non lucratif qui vise à favoriser l’industrie touristique... Dans ce cas-ci, je dois cependant avouer que cette implication m’a largement récompensée, grâce notamment au Défi Tourisme auquel peuvent participer les employés et bénévoles de l’industrie : si on relève le défi, qui consiste à visiter gratuitement une douzaine d’attractions de la ville, on obtient une passe annuelle qui nous permet d’accéder sans frais à de nombreuses attractions avec un invité autant de fois qu’on le désire (sans en abuser bien sur). Je n’étais pas au courant de ce privilège quand j’ai souhaité m’impliquer et j’en ai été ravie. Ajoutez à cela, la chance de participer à la fête d’été et de Noël.
S’impliquer bénévolement, ce n’est pas toujours aussi « lucratif », mais c’est payant en termes d’expériences enrichissantes : on y rencontre des personnes intéressantes, on découvre un domaine peut-être différent de celui dans lequel on travaille tous les jours, on a le sentiment agréable de faire sa part et, au bout du compte, on contribue à la réalisation de petites et de grandes choses qui ne pourraient pas se faire sans nous. Pensez à tous ces festivals, ces organismes de bienfaisances, la guignolée, et même, les Jeux Olympiques.
Seulement pour les Jeux, 25 000 bénévoles ont été recrutés. Ces derniers viennent de Vancouver, de la Colombie-Britannique, du Canada, et de partout à travers le monde pour rendre possible cet événement. Plusieurs ne sont pas à leurs premiers Jeux, certains paient le gros prix pour y être. Heureusement, puisque sans eux, les Jeux ne seraient pas la moitié de ce qu’ils sont! Jamais ne pourrions-nous payer toutes ces ressources humaines sans couper ailleurs.
À plus petite échelle, la Place de la Francophonie a aussi besoin de bénévoles, près de 400, pour réaliser ce site de célébration de la Francophonie. C’est grâce aux bénévoles aussi que la Place pourra se permettre d’offrir gratuitement au public une programmation pour laquelle on aurait dû payer cher ailleurs pour en profiter.
Sincèrement, on y prend goût au bénévolat, même si ça demande un petit effort, et je sais très bien que lorsqu’on donne quelque part, on reçoit ailleurs.
Pour Noël, pourquoi ne pas donner un peu de votre temps?
Marie-Chantal Gravel
marie-chantal.gravel@transcontinental.ca
Le temps, c’est de l’argent
La semaine passée, j’étais à une soirée de reconnaissance pour les bénévoles de Tourism Vancouver. On nous a remis des certificats pour souligner notre engagement. Certaines personnes y sont bénévoles depuis plus de 10 ans et c’est donc pour leurs 2 000 heures et plus consacrées à l’accueil des visiteurs qu’elles ont été remerciées. Moi, j’ai eu un beau certificat pour mes 100 heures de bénévolat que j’ai accumulées depuis mai dernier.
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