Puis, ils sont arrivés, les bénévoles, avec leur grand sourire et leur envie de participer et de faire leur part. Je les ai vus arriver comme la cavalerie venant à la rescousse des troupes déjà épuisées. Cette armée de francophones venait occuper Granville Island et créer d’un seul coup un quartier français en plein cœur d’une ville anglophone. Leur arrivée m’a franchement émue et soulagée. La coordonnatrice des bénévoles avait réussi avec brio à recruter plus de 250 bénévoles, francophones ou francophiles, et elle avait choisi et formé ses chefs d’équipe avec beaucoup de soin. Graduellement, tout s’est mis en ordre et on a finalement pu déléguer des tâches avec confiance à certaines de ces personnes.
Il y a maintenant déjà 12 jours sur 18 que nous travaillons d’arrache-pied pour que cette fête soit aussi agréable qu’au jour de l’ouverture et que chaque nouveau visiteur puisse retrouver le même sourire à leur arrivée que le premier. Je peux maintenant reconnaître plusieurs bénévoles qui donnent de leur temps généreusement et avec professionnalisme. Certains se sont engagés pour de longues heures, bien plus que les 20 heures au total demandées pour notre site. Et ils ne sont pas les seuls à s’impliquer, c’est surprenant le nombre de bénévoles du COVAN que l’on rencontre dans les rues de la ville. Ils font tout ça gracieusement, sans être payés. Je suis profondément reconnaissante et je les admire beaucoup pour leur dévouement. C'est en grande partie grâce à eux si Vancouver est si accueillante et rayonnante pendant ces Jeux.
J’en oublie presque que, moi aussi, je suis bénévole à mes heures et que mon bénévolat à Tourism Vancouver recommencera bientôt pour les Jeux paralympiques. Avec ce nouveau point de vue, je m'explique maintenant encore mieux pourquoi je donne de mon temps.
Comme ils sont précieux ces bénévoles!



