Il s’agit d’une troisième médaille d’or olympique consécutive pour les Canadiennes, elles qui avaient triomphé des Suédoises à Turin en 2006 et des Américaines à Salt Lake City en 2002.
«C’est un des plus beaux matchs de ma vie! C’était un travail d’équipe et Shannon (Szabados, la gardienne canadienne) a été incroyable. Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens, a expliqué Poulin médaille d’or au cou. J’ai de la difficulté à y croire et je ne réalise pas que tout ça est déjà fini.»
La Beauceronne de 18 ans seulement a trouvé sa place sur la première d’équipe d’étoiles du tournoi. Un honneur qui ne surprend pas sa coéquipière, la triple médaillée d’or Caroline Ouellette.
«Marie-Philip n’a pas toujours eu une saison facile et elle a souvent changé de trio. Malgré cela, elle n’a jamais diminué son éthique de travail. Elle est une inspiration pour toute l’équipe, même pour les vétérans, car elle donne le meilleur d’elle-même à tous les jours. Je crois que les bonnes choses arrivent aux bonnes personnes et je suis tellement contente pour elle. Et ses deux buts étaient magnifiques! Elle sera une des meilleures joueuses au monde dans les années à venir», a assuré Ouellette.
«C’est la médaille la plus extraordinaire! D’avoir la chance de jouer devant une aussi grande foule qui était derrière nous, ça nous donnait tellement d’énergie sur le banc», a poursuivi l’athlète native de Montréal.
Celle-ci a ajouté que la légende du hockey Steve Yzerman leur avait adressé la parole avant le match ultime.
«Il nous a dit d’être calme. Il nous a dit qu’on n’avait pas besoin de rien changer. Il a aussi dit de ne pas travailler trop fort pendant l’échauffement parce qu’on aurait besoin de cette énergie pour le match.»
St-Pierre tout de même heureuse
Même si elle aurait aimé mieux être devant le filet, la Québécoise Kim St-Pierre s’est dite heureuse de la tournure des événements.
«C’était une partie immense devant toute ma famille et mes amis, mais je ne peux pas contrôler les décisions de l’entraîneur. J’étais là et j’ai aidé. La chose la plus importante est la couleur de la médaille», a-t-elle philosophé.
«La compétition est féroce entre nous trois (les gardiennes). Ça fait 10 ans que je suis sur l’équipe nationale mais il n’y a toujours qu’une seule gardienne devant le filet pour la finale. De toute façon, je vais célébrer ce soir», a-t-elle poursuivi.
St-Pierre ne savait pas encore si elle allait continuer son chemin avec l’équipe canadienne jusqu’aux prochains Jeux, à Sotchi.
«Le hockey est une part importante de ma vie. Je ne sais pas. J’ai 31 ans et je dois penser à mon futur, mais j’aime encore le sport», a-t-elle confié.

