L’athlète originaire de l’Outaouais est arrivée à Vancouver tard, mercredi soir. Déjà, elle se dit fébrile à l’idée de dévaler les pentes de Cypress Mountain, le 26 février prochain.
«D’être ici à Vancouver, pour les Jeux, c’est une expérience incroyable. On n’a pas idée de l’ampleur de l’événement jusqu’à temps qu’on arrive (sur place). Après huit années de compétition, c’est un rêve qui se réalise. Je suis très fière de représenter le Canada», lance Calvé.
Si le sujet de la météo et des pluies abondantes frappant Vancouver est sur toutes les lèvres, la planchiste de 31 ans, elle, ne s’en fait pas outre mesure.
«On a été préparés mentalement pour ça. J’ai vécu des conditions difficiles dans ma carrière, mais aussi des conditions parfaites. Peu importe qui va travailler sous la pluie toute la journée, ce n’est pas l’idéal. Nous serons mouillés, ce sera inconfortable, mais en bout de ligne, il y a quelqu’un qui va gagner cette journée-là. Il faut être prêt pour n’importe quoi», assure Calvé.
De toute façon, dit-elle, le fait d’être pessimiste à l’idée des conditions climatiques ne pourra que nuire aux chances des athlètes.
«Si on voit la situation comme un défi et qu’on se dit qu’il y aura un gagnant de toute façon, ça nous donne un peu de courage et ça nous permet de continuer, malgré les conditions difficiles. Tout est dans la façon dont on voit les choses.»
«Si on voit la situation comme un défi et qu’on se dit qu’il y aura un gagnant de toute façon, ça nous donne un peu de courage et ça nous permet de continuer, malgré les conditions difficiles.» - Caroline Calvé, planchiste
Deux semaines d’attente
Même si Calvé ne sera mise sous les projecteurs qu’à deux jours de la fin des Jeux, celle-ci dit ne pas ressentir de pression additionnelle.
«Je suis contente qu’on compétitionne à la fin. Parce qu’on peut voir les performances des autres athlètes, ça nous donne un petit peu le feeling de ce à quoi on doit s’attendre. Il y a peut-être aussi moins de pression.»
Le public canadien étant déjà très exigeant envers ses athlètes, elle dit même préférer devoir attendre quelques jours afin d’entrer en scène.
«La première semaine, il y a toujours plein d’attentes de médailles, et la deuxième semaine, c’est toujours plus relax. En plus, ça nous donne le temps de voir ce qui se passe, d’aller s’entraîner ailleurs et d’anticiper ce qui va se passer pour notre compétition.»
L’équipe de slalom parallèle partira samedi vers une destination gardée secrète, afin de peaufiner son entraînement. Les athlètes seront de retour à Vancouver à compter du 23 février, en vue de leurs compétitions, qui se tiendront les 26 (femmes) et 27 février (hommes).

