Les deux patineurs ont d’abord amorcé leur carrière de patinage artistique séparément. Anabelle Langlois patinait avec Patrice Archetto depuis 1998 lorsque son partenaire a décidé de prendre sa retraite en 2005, après avoir terminé ensemble au troisième rang aux championnats canadiens. Pour ce qui est de Cody Hay et de sa partenaire Daylan Hoffmann, ils ont décidé de se séparer en 2005. Langlois et Hay avaient le même entraîneur à Edmonton et se connaissaient bien.
«Nous étions bons amis, déclare Langlois. Lorsque la mère de Cody m’a demandé si je pouvais patiner avec lui pour des spectacles pour lesquels il était déjà engagé – lui et sa partenaire ne s’entendaient pas bien à l’époque – j’ai cru que ce serait amusant. Je pensais lui apprendre quelques trucs et peut-être l’aider à trouver un nouveau partenaire», raconte-t-elle.
De son côté, Hay était un peu intimidé. «C’est ma mère qui lui a demandé de m’aider parce que j’avais trop peur de le faire moi-même. J’étais junior tandis qu’Anabelle était déjà senior. Je savais qu’elle était allée aux Olympiques. Je ne me croyais pas assez bon pour patiner avec elle.»
La chance leur a souri. «Nous avons eu tellement de plaisir à patiner ensemble que nous avons commencé à envisager une carrière ensemble, poursuit Langlois. Beaucoup de gens nous ont dit que ce que nous recherchions tous les deux était juste sous notre nez.» Mais c’est lorsque David Pelletier les a encouragés qu’ils ont enfin décidé d’essayer.
«Anabelle a dû être très patiente, explique Hay. Le défi pour moi était de rejoindre le niveau d’Anabelle en patinage le plus vite possible afin qu’on puisse évoluer ensemble.»
Puis ce fut au tour de Cody de faire preuve de patience. En raison d’une fracture du péroné de Langlois subie lors d’une séance d’entraînement en juillet 2008, le couple a raté la saison entière de compétition 2008-2009.
«Ce fut la chose la plus difficile que j’aie eu à surmonter jusqu’à date, confie-t-elle. Il y avait beaucoup de gens qui ne croyaient pas que je puisse patiner de nouveau ou bien que Cody et moi ne pourrions pas revenir où nous étions.»
Mais Cody, lui, n’a jamais perdu confiance en elle. «Je lui ai demandé s'il y avait déjà eu un moment où il ne croyait pas que je pourrais y retourner, souligne Langlois. Il n’a jamais bronché. Il a juste continué à s’entraîner plus fort afin de pouvoir me supporter quand je reviendrais.»
