«Le bonheur est total, parce que même avec Jenn hier (samedi), j’étais tellement content. Après sa première expérience olympique en 2006, Alex le savait que c’est quelqu’un qui peut gagner. C’est un Jennifer Heil, c’est un Jean-Luc Brassard. Il y en a très peu (des comme lui)», a déclaré l’entraîneur et ancien olympien.
Le sourire fendu jusqu’aux oreilles, Gauthier avait peine à se souvenir de l’échange qu’il a eu avec le médaillé d’or à l’occasion de leur rencontre au bas de la piste, à la fin de la compétition.
«Je suis descendu en bas, j’ai sauté dans ses bras, je lui ai donné deux becs et je ne sais plus ce que je lui ai dit. Laissez-moi y penser, ça va peut-être me revenir!», a-t-il rigolé.
Ce n’est pas fini…
Celui qui avait terminé 17e à l'épreuve des bosses des Jeux de Nagano en 1998 prévient qu’il ne s’agira pas du seul moment de réjouissance auquel auront droit les Canadiens au cours de cette quinzaine olympique.
«Ce sont les Jeux du Canada. Ça prouve à quel point nos athlètes sont tous préparés comme jamais. On le savait depuis le début. On aura les meilleurs Jeux qu’on n’aura jamais eus parce que le Canada est bien préparé à cause des programmes comme B2ten et À nous le podium», a assuré Gauthier.
Celui-ci suggère maintenant aux athlètes des autres disciplines de se concentrer sur leurs épreuves, le fardeau de remporter la première médaille d’or étant maintenant chose du passé.
«Je pense que pour Alex, oui, c’est sa victoire à lui, et c’est ma victoire à moi, mais c’est pour tout le monde, c’est pour le Canada», a-t-il continué.
«Plusieurs personnes disaient que comme il n’avait pas gagné encore cette année, ça ne serait peut-être pas possible pour les Olympiques. Depuis le début, ça ne le dérange pas pantoute.» - Dominick Gauthier
Un athlète détendu
L’entraîneur était par ailleurs impressionné par l’attitude de Bilodeau dans les jours précédant sa course olympique. Il a mentionné que depuis l’arrivée de l’équipe, le skieur est celui qui s’est montré le plus détendu.
«Cette semaine, on est arrivés ici, avec tout le battage médiatique qu’il peut y avoir. Ce sont des choses auxquelles nous ne sommes pas habitués, nous ne sommes pas des joueurs de hockey.»
«Plusieurs personnes disaient que comme il n’avait pas gagné encore cette année, ça ne serait peut-être pas possible pour les Olympiques. Depuis le début, ça ne le dérange pas pantoute. Il est comme devenu le leader de l’équipe, parce qu’il était probablement le plus relax de la gang. Je voyais tout ça aller et pour moi, c’était plus important que ce qu’il pouvait faire sur la piste. Je savais que s’il arrivait avec cette attitude-là, qu’il allait pouvoir gagner», a continué Dominick Gauthier.
Celui-ci a finalement indiqué qu’il espérait que cette première médaille d’or canadienne acquise à la maison servirait d’exemple pour la jeunesse du pays en entier, mais aussi pour les bailleurs de fonds.
«Il faut que ça inspire les jeunes à faire du ski acrobatique, à faire du sport. Il faut que ça incite les gouvernements à embarquer plus, le privé encore plus. Je l’ai dit depuis le début, ça va être le moment où le Canada n’aura jamais été aussi fier. Il faut profiter de ce moment-là», a-t-il conclu.

