Pour Rochette, le plus important c’est d’avoir du plaisir. «Quand je pense aux bonnes performances que j’ai eues, la plupart ont eu lieu lorsque je m’amusais en compétition.»
Pour se préparer, elle explique qu’elle a beaucoup regardé les performances d’anciens athlètes olympiens. «J’ai regardé Michelle Kwan aux Jeux de Nagano pour observer sa position de début. On peut ressentir toute la tension et l’excitation. Ça m’aide à me préparer pour lorsque j’aurai à vivre la même chose», indique-t-elle.
Rochette, qui représente l’un des espoirs de médaille du Canada, a confiance en elle. «Si je patine bien, je sais que je suis capable. Il y a cinq ou six filles qui pourraient accéder au podium. Mais j’ai déjà devancé chacune de ces filles individuellement à diverses compétitions donc ça me donne beaucoup de confiance.»
Une rêve devenu réalité
Phaneuf, quant à elle, réalise enfin son rêve de se rendre aux Jeux, elle qui avait raté les Jeux de Turin en raison de blessures et d'une poussée de croissance. Mais l’athlète n’est pas amère pour autant.
«Je crois que les choses se sont passées comme elles auraient dû», déclare-t-elle au sujet de son absence aux Jeux de Turin en 2006. «Je devais simplement apprendre de mon passé et c’était peut-être pour le mieux.»
Et elle a bien appris. Aux épreuves de qualification pour les Jeux olympiques de Vancouver lors des championnats canadiens, rien n’allait l’empêcher de réaliser son rêve, enfin.
«Je n’ai même pas laissé une place dans mes pensées à la possibilité que je ne puisse pas participer aux Jeux. J’étais là pour montrer aux autres que c’était moi qui allais aux Jeux et qu’elles n’avaient aucune chance.»
Son programme court fut exceptionnel, devançant même Rochette dans cette épreuve.
C’est ce qu’elle compte faire à Vancouver. «Je compte faire la même chose, faire un copier-coller : le rejouer dans mon esprit, la même mentalité, reproduire ce que j’ai fait.»
Les deux patineuses seront sur la glace le 23 février pour le programme court et le 25 février pour le programme libre.
