Le président de l’Association régionale de patinage artistique de Lanaudière, Pierre Nevraumont, a côtoyé à maintes reprises Thérèse Rochette, la mère de Joannie. Il souligne à quel point elle était une passionnée du sport, sans cesse présente pour sa fille. «Joannie est très en demande lorsqu’elle est de passage dans les arénas de la région. Elle prend le temps de parler aux jeunes et de signer des autographes», mentionne M. Nevraumont. «Thérèse était toujours auprès de sa fille et apportait bien souvent des photos d’elle afin de les remettre à ses admirateurs», ajoute-t-il.
Sylvie Pimentel, organisatrice de lauréats dans la région de Lanaudière, souligne à son tour le dévouement de Mme Rochette. «C’était une femme souriante, qui était demeurée très humble, tout comme sa fille d’ailleurs.» Mme Pimentel partageait de nombreux points en commun avec Mme Rochette puisqu’elle a elle-même une fille qui patine, Félicia Pimentel-Moniz. Cette dernière connaît également Joannie pour s’entraîner à la même patinoire que la championne. «Ma fille m’a déjà dit que Joannie a le vrai esprit de la compétition. Elle est forte. Nous savons qu’elle patinera avec son cœur, qu’elle patinera pour sa mère. Il y aura assurément un ange avec elle sur la patinoire», confie Mme Pimentel.
Le président de l’Association rappelle enfin que toute la région demeure solidaire à la patineuse. «Je ne suis pas surpris que Joannie ait décidé de patiner malgré le deuil. Elle aura mon appui jusqu’au bout et ce, même si elle change d’idée.» Quant à l’influence que peut avoir cette épreuve sur Joannie, M. Nevraumont croit que cela ne peut qu’être positif. «C’est une athlète très terre à terre et elle est bien entourée à Vancouver. Elle est capable de monter sur le podium et même de décrocher la médaille d’or», termine M. Nevraumont.

