L’athlète de St-Félicien obtient ainsi la troisième médaille d’argent canadienne, la sixième au total depuis le début de ces Jeux d’hiver. La détentrice du record du monde junior sur 500 mètres est aussi la troisième Canadienne à monter sur le podium sur cette distance, après Anouk Leblanc-Boucher (bronze en 2006) et Annie Perreault (or en 1998).
«C’est un beau cadeau certain! Je suis super contente. Je vais célébrer avec du champagne! On ne réalise pas beaucoup encore. J’ai une médaille d’argent aux Olympiques. Je vais peut-être le réaliser plus tard, mais c’est sûr que je suis super fière de moi. J’ai fait une belle course», a déclaré St-Gelais.
Celle-ci a ajouté vivre un rêve avec l’obtention de cette médaille olympique. «Je savais que c’était possible, mais en courte piste, c’est tellement imprévisible, on ne sait jamais ce qui peut arriver», a ajouté celle qui est classée quatrième au monde sur cette distance.
Son coéquipier et ami de cœur, Charles Hamelin, vivait aussi de grands moments à la suite de cette médaille d’argent, même si ce n’était pas lui qui se trouvait sur la patinoire.
«C’est la plus grande journée de sa vie et c’est la plus grande pour moi aussi. C’est la première fois qu’elle monte sur un podium olympique. C’est un sentiment incroyable en ce moment. Elle a été parfaite», a indiqué l’athlète.
Lorsque questionné sur ce qu’il comptait lui offrir pour son anniversaire, Hamelin s’est demandé ce qui pourrait égaler une médaille olympique. «Je pense que la seule chose, c’est une bague!», a-t-il lancé, tout en signalant que l’anneau n’était pas encore acheté.
Une finale relevée
Marianne St-Gelais était l’une des deux Canadiennes à participer à cette finale, l’autre étant Jessica Gregg d’Edmonton. Une médaille canadienne était donc assurée, à moins de disqualifications.
Lors d’un premier départ, St-Gelais est entrée en collision avec sa compatriote, entrainant les deux athlètes dans une chute. Puisque les patineuses étaient encore dans le premier virage, les officiels ont ordonné un second lancement de l’épreuve.
L’athlète membre de l’équipe nationale depuis 2007 a pris la deuxième position dès le départ et a résisté jusqu’à la fin aux attaques de celle qui allait terminer troisième, l’Italienne Arianna Fontana. La Chinoise Wang Meng a remporté l’or.
«À un tour de la fin, je savais que c’était possible. Lorsque j’ai entendu la cloche sonner (annonçant le dernier tour), je me suis dit : ‘Il me reste un tour, c’est proche’. Que je me dise ça dans ma tête, ce n’était pas bien. Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini», a souligné St-Gelais, qui a crié toute sa joie durant plusieurs secondes lorsque la course a pris fin et que sa médaille était assurée.
Après avoir repris ses esprits, elle s’est dirigée vers Kalyna Roberge, la serrant dans ses bras. «On méritait toutes les deux d’être dans cette finale. Quand je l’ai vue, je ne pouvais faire autrement que d’aller dans ses bras. Elle m’a dit d’en profiter», se souvient-elle.
Plus tôt dans la soirée, St-Gelais avait terminé seconde de sa vague de demi-finales, derrière Wang. Elle s’était auparavant taillé une place en demi-finale en se créant une confortable avance dès le départ de sa vague de qualification.



