Les Canadiens ont franchi les 5000 mètres en 6:43.610, leur conférant le deuxième meilleur temps des demi-finales. Les Chinois ont été les seuls à établir un chrono plus rapide, coiffant les favoris de la foule par moins d’un centième de seconde.
«C’était une course parfaite, on voulait éviter les ennuis et prendre les devants au départ. On voulait éviter une chute ou une disqualification. C’est ce qu’on a fait. Ça regarde bien pour la finale», a analysé Olivier Jean.
Selon l’athlète de Lachenaie, le fait que le Canada n’ait pas terminé au premier rang n’a pas d’importance, malgré le fait que l’équipe canadienne ait mené jusqu’à la toute fin.
«Le but était de finir dans les deux premiers. François-Louis (Tremblay) ne se sentait pas sécuritaire en fin de course, car il avait perdu de la coupe sur ses patins, donc on voulait rester debout et se rendre en finale.»
Tremblay brise la glace
Seul patineur du relais à ne pas encore avoir goûté à la compétition lors de ces Jeux de Vancouver, François-Louis Tremblay a éprouvé quelques difficultés avec ses outils de travail.
«C’est quelque chose qui peut arriver une fois de temps en temps en patin, ma lame ne coupait plus beaucoup à la fin, alors c’était plus difficile de garder le contrôle. Mais étant donné que l’important était d’aller en finale, j’ai décidé de lever le pied un peu», a expliqué l’athlète né à Alma mais aujourd’hui résident de Montréal.
Même s’il en était à une première course, Tremblay a admis ne pas avoir ressenti de stress supplémentaire mercredi. Il faut dire que le patineur en est à ses troisièmes Jeux olympiques, lui qui était à Turin en 2006 et à Salt Lake City en 2002.
«L’expérience commence à rentrer dans mon cas puisque la nervosité n’était vraiment pas là aujourd’hui. J’ai été capable de faire une journée normale, manger avec appétit et faire un somme en après-midi, donc les choses se sont bien passées pour moi», a souligné l’athlète de 29 ans.
La finale du relais masculin aura lieu le 26 février à 19h51 (22h51 heure normale de l’Est).



