Vicent, qui en est à sa quatrième expérience olympique, a dû modifier sa stratégie lors de la finale, qui comptait huit compétitrices. Se tenant en milieu de peloton, l’athlète de 34 ans a d’abord dû éviter un accrochage survenu tôt dans la course tout juste devant elle.
Cet incident a fait en sorte qu’elle s’est retrouvée en deuxième position, relativement loin derrière celle qui était en tête à ce moment-là, la forçant à tirer le reste du groupe. Ayant dû tout donner en demi-finale pour s’assurer une qualification, Vicent a été incapable de garder le rythme.
«Je me suis adonnée à tirer la course pour tout le gros train qui s’en venait en arrière. Je ne voulais pas être là, parce qu’il restait trop de tours et je savais qu’il allait probablement me manquer de jambes vers la fin pour maintenir le rythme», a analysé l’aînée de l’équipe canadienne de patinage de vitesse sur courte piste.
Celle-ci reste fière de son cheminement lors de cette compétition. «Je ne suis pas entraînée pour le 1500 mètres, je le suis plus pour le 1000 et pour le relais. De faire une finale, c’était déjà un gros accomplissement», a indiqué celle dont l’objectif était de terminer parmi les huit premières.
«Je suis quand même contente. Je me suis dit en arrivant ici que je ne voulais pas avoir aucun regret, que je voulais tout laisser sur la piste. Je ne peux pas être déçue», a terminé celle qui est classée 17e au monde au 1500 mètres.
Vicent participera à la finale du relais féminin, mercredi soir, alors que l’équipe canadienne est vue comme étant un espoir de médaille. Elle sera aussi des quarts de finale de 1000 mètres, deux jours plus tard.

