L’athlète de St-Étienne-de-Lauzon a accroché un des blocs délimitant le tracé de course, lui faisant perdre pied et l’envoyant directement dans les coussins protecteurs. Elle se battait à ce moment afin de rester dans les patineuses de tête.
«J’avais Meng Wang devant, elle s’est refermé sur moi, alors j’ai été un peu écrasée. (Mon patin) gauche a accroché un bloc. Quand on accroche un bloc avec la gauche, c’est pratiquement impossible de se reprendre. Mes deux patins sont partis», a analysé celle qui occupe le 10e rang mondial sur la distance.
«J’avais une demi-finale vraiment très relevée. Les trois filles en avant de moi étaient des possibilités de podium. J’ai essayé de garder ma place, ça se battait durement», a-t-elle poursuivi.
Voulant rester avec les meneuses jusqu’à la toute fin, Kalyna Roberge souhaitait que certaines des patineuses commettent une faute, ce qui lui aurait permis de tirer avantage de la situation. Les fautes sont venues, mais il était trop tard, la Québécoise ayant déjà chuté.
«Je voulais aussi saisir l’opportunité des erreurs que les filles en avant faisaient. Je voulais rester un peu loin de la bagarre tout en gardant ma position.»
Cette performance lui a conféré le 13e rang de la compétition. «Sincèrement je suis quand même très satisfaite parce que le 1500 mètres n’est pas ma distance. Il fallait que je redevienne la fille de 18 ans que j’étais, que je me batte jusqu’à la fin. C’est ce que j’ai fait», a assuré Roberge.
Cette dernière confirme qu’elle aurait aimé faire partie de la finale, elle qui avait besoin de confiance après les difficultés qu’elle a connues lors de son 500 mètres plus tôt lors des Jeux.
«Je suis allé chercher la confiance. Je n’avais pas peur de la vague que j’avais, je savais que ça allait aller vite, mais j’étais prête à donner le tout pour le tout», a terminé l’athlète.
Roberge sera de retour en piste mercredi soir prochain, à l’occasion des qualifications pour le 1000 mètres et la finale du relais féminin.

