Aujourd’hui, le plus grand médaillé masculin de l’histoire olympique canadienne affirme qu’il tournerait sa langue sept fois avant de dire cela. Car ses propos ont été mal interprétés croit-il. Son commentaire visait, plutôt, les Jeux en général et le Comité olympique canadien (COC) en particulier.
«Je faisais comprendre que l’entourage des patineurs était déficient et non eux-mêmes, jure-t-il. Malheureusement, cela a été perçu d’une autre façon par certains athlètes».
À la deuxième semaine du début des Jeux, le patineur n’a toujours pas une opinion des JO et préfère rester dans les généralités, du moins pour l’instant. «Je préfère attendre après les Jeux pour la simple et bonne raison qu’il reste encore des courses, dit-il. De plus, l’an passé, je me suis mal fait comprendre.»
Déception quand même
S’il n’est pas personnellement déçu de la performance des athlètes en général, en revanche, Marc Gagnon juge que le Comité olympique canadien a créé pas mal de déception. Selon lui, le COC avait fixé la barre beaucoup trop haute au départ en ce qui a trait aux médailles escomptées. Le Comité prévoyait remportait au moins 34 médailles et «on n’est même pas à la moitié», note le patineur.
«Pour y arriver, fait remarquer le Mascouchois, il faudrait dès la première semaine plus de médailles que cela. On ne rattrapera pas le temps perdu à la deuxième semaine.»
Le fait qu’on ne soit pas à moitié chemin crée selon lui une déception au sein de la population en général. En majorité, au cours de la première semaine, les athlètes terminent en troisième ou en quatrième position.
«Moi, je n’ai pas de déception personnellement, nuance Marc Gagnon, mais j’ai de la tristesse pour des athlètes qui sont passés tout proche.»
Coups de cœur
Loin d’être totalement critique vis-à-vis du COC et déçu pour certains participants aux JO, l’ancien médaillé masculin a aussi des coups de cœur qui proviennent de ces Jeux. Le tout premier, c’est la performance de Jon Montgomery dans l'épreuve de skeleton messieurs, vendredi dernier à Whistler.
Il a devancé le Letton Martins Dukurs de sept centièmes de seconde et le Russe Alexander Tretyakov de plus d'une seconde à l'issue des quatre manches disputées sur deux jours. «J’ai beaucoup aimé la façon dont il abordait ses courses. Il a terminé deuxième, mais il a eu une attitude agressive au départ», note Gagnon.
Son deuxième clin d’œil reste sans conteste Christine Nesbitt qui a gagné la médaille d'or dans le 1000 m féminin. «J’ai beaucoup aimé sa détermination, commente le patineur aujourd’hui âgé de 34 ans. Le dernier tour de piste était assez exceptionnel même si elle avait mal.»



