Marianne St-Gelais, Kalyna Roberge, Tania Vicent et Jessica Gregg ont franchi les 3000 mètres en 4:09.137, soit le meilleur temps canadien à vie sur cette distance. Les quatre patineuses, jointes sur la glace par la réserviste au relais Valérie Maltais, pensaient avoir remporté le bronze lorsqu’elles ont effectuées leur tour d’honneur avec l’unifolié. Elles ont tout simplement explosé de joie lorsque les résultats officiels ont été dévoilés.
La Chine a mis la main sur l’or, tandis que le bronze est allé aux États-Unis.
C’est une Marianne St-Gelais rayonnante qui s’est présentée aux journalistes, elle qui venait de remporter sa seconde médaille d’argent à ces Jeux de Vancouver.
«J’étais venue ici pour la médaille en équipe. On a travaillé tellement fort toute l’année. Le relais était vraiment important pour nous. Je suis super contente», a indiqué la patineuse de St-Félicien.
Selon elle, la formation canadienne mérite amplement cette médaille d’argent, même si elle a croisé le fil d’arrivée au troisième rang.
«Pour moi, on est la meilleure équipe. On s’entend super bien, on a vraiment une belle relation, la communication est extraordinaire. Pour moi, c’est l’équipe idéale», a assuré St-Gelais.
L’objectif : garder le rythme
Tania Vicent, pour qui il s’agissait d’une quatrième médaille olympique au relais, a de son côté mis l’emphase sur l’objectif de l’équipe canadienne, qui était de garder les Chinoises et les Coréennes à proximité.
«Nous savions qu’elles allaient se battre. Il fallait qu’on garde notre course propre», a déclaré Vicent, qui devient par le fait même la première Canadienne médaillée dans quatre Jeux olympiques d’hiver différents. «Plusieurs personnes m’en avaient parlé, mais je n’y pensais pas trop. Je suis très heureuse», a-t-elle repris.
Puisque Vicent, Kalyna Roberge et Jessica Gregg feront partie du 1000 mètres vendredi, les célébrations seront plutôt sobres pour les Canadiennes. «Ce sera difficile de dormir ce soir (mercredi) par contre. Nous allons assurément fêter ça le 26 février», a promis la Lavalloise, qui participait pour la dernière fois à un relais olympique.
«Cette équipe me manquera. J’ai eu les deux plus belles années de ma vie en patinant avec ces filles. Elles vont poursuivre leur chemin et accomplir de belles choses et je serai là pour les encourager», a terminé Tania Vicent.
Un soulagement pour Kalyna Roberge
Selon Kalyna Roberge, cette finale du 3000 mètres était l’événement le plus stressant de la semaine. Si elle et ses coéquipières semblaient concentrées et sûres d’elles avant la course, elles ont toutes déclaré que la nervosité était bien présente, une fois la médaille d’argent décrochée.
«C’est sûr que c’est un soulagement. C’est un gros stress qui vient de tomber. Je vais arriver beaucoup plus relax pour le 1000 mètres vendredi. Je suis très satisfaite de la médaille d’argent. J’étais satisfaite du bronze aussi. On a eu un bonus», a jugé la native de St-Étienne-de-Lauzon.
Celle-ci remettait toutefois les choses en perspective à la suite de ce succès canadien.
«Avec tout ce qui s’est passé aux Jeux cette année, je suis satisfaite, mais je me rends compte qu’il y a beaucoup de choses qui comptent dans la vie», a-t-elle lancé, citant en exemple le décès subit de la patineuse Joannie Rochette de même que la mort à l’entraînement d’un lugeur géorgien. «C’est juste une compétition parmi tant d’autres.»

