Calvé, qui en était à sa première expérience olympique, a terminé au 20e rang des qualifications, qui ont eu lieu sous une pluie battante à Cypress Mountain. Seules les 16 premières accédaient au tour suivant. Son temps cumulatif pour ses deux descentes a été de 1:26.38, soit presque quatre secondes de plus que la meilleure de la matinée, l’Autrichienne Marion Kreiner.
«C’était vraiment des conditions difficiles. La neige était très dure et compactée et c’était assez raboteux. Il y avait beaucoup, beaucoup de bosses, alors oui, c’était difficile», a indiqué la planchiste de l’Outaouais.
«Je suis vraiment déçue de ma première descente, c’est vraiment dommage parce que je sais que je pourrais facilement être dans le top 16», a-t-elle repris.
L’athlète de 31 ans a par ailleurs avoué qu’il s’agissait des conditions les plus difficiles dans lesquelles elle avait eu à courir cette saison.
«La qualité de neige n’était pas mauvaise, mais quand on inspecte le parcours, on le fait seulement sur un côté. Et dès qu’il y a une petite bosse qui se forme, parce qu’elle est très trempe et très lourde, ça devient dur. Alors ça fait une bosse qui est dure, donc tu ne peux pas l’enlever.»
Calvé a également blâmé un mauvais choix de planche de sa part avant sa première descente. Celle-ci a décidé d’y aller avec une planche plus rigide qu’à l’habitude, qui répondait normalement bien à l’entraînement.
«J’aurais pu m’adapter plus facilement si j’avais choisi mon autre», a-t-elle avoué.
«On ne s’est pas entraîné sur la piste de course hier, on n’a pas vu les conditions, on ne savait pas à quoi s’attendre. J’ai fait mon choix de planche par intuition. Quand j’ai inspecté c’était très beau, donc je ne m’attendais pas à ce que ça se détériore aussi rapidement», a poursuivi Calvé, ajoutant qu’elle était «extrêmement nerveuse» avant sa première descente, voyant que la piste ne s’améliorait pas.
Fière d’être à Vancouver
L’équipe de slalom géant parallèle était là pour la cérémonie d’ouverture, mais elle est immédiatement repartie vers une station de ski éloignée de Vancouver afin de poursuivre son entraînement. Puisque les compétitions de slalom n’avaient lieu que plus tard lors des Jeux, il valait mieux les sortir de l’environnement olympique pour ne pas affecter leur concentration.
«Je n’ai pas eu la chance d’aller voir d’autres compétitions, mais je suis super fière d’être ici. Je suis contente de m’être qualifiée pour les Jeux et d’avoir eu la chance de compétitionner», a souligné Caroline Calvé.
L’athlète a continué en indiquant qu’elle allait se concentrer sur ses deux prochaines étapes de coupe du monde avant de prendre une décision quant à son avenir sportif.
«On verra pour l’année prochaine. Je vais prendre du temps pour moi», a-t-elle assuré.



