Éliminée lors de sa vague de quart de finale du 1000 mètres, Vicent a ainsi mis fin a une brillante carrière olympique. La Lavalloise a remporté deux médailles d’argent et deux autres d’or en quatre olympiades. Tous ces succès ont été remportés au relais féminin.
La patineuse a laissé couler quelques larmes lors de sa rencontre avec les journalistes.
«Je ne pleure pas parce que ça a mal été, juste parce que ce sont mes derniers Jeux. Je réalise que c’est la fin et je trouve ça difficile», a indiqué celle qui est montée sur la deuxième marche du podium mercredi dernier en compagnie de ses coéquipières du relais.
Celle-ci a déclaré ne pas avoir ressentie de nervosité additionnelle avant son épreuve de vendredi, même si elle connaissait l’issue de la soirée.
«Je n’étais pas stressée, je savais que j’avais une vague très relevée. Je me retrouvais quand même avec des filles qui peuvent monter sur le podium, donc je me disais que si je passais à travers cette ronde-là, ça voulait dire que j’avais ma place sur le podium. Je n’ai pas ma place sur le podium, décidément!», a souri la patineuse.
Vicent prendra part aux championnats mondiaux à Bormio en Italie dans quelques semaines. Après quoi elle profitera des derniers moments avec ses amies de l’équipe canadienne.
«Pour montrer qu’on est bien unies et qu’on est en forme, après tout ce temps-là on s’en va faire du ski ensemble à Chamonix. Ça a été une équipe fantastique avec laquelle j’ai adoré patiné. J’ai trippé à fond et je vais toujours me souvenir de ça. Heureusement ou malheureusement, c’est la fin», a-t-elle continué.
Une carrière débile
«J’ai eu une carrière débile remplie d’aventures parfois difficiles, parfois super trippantes», a lancé Tania Vicent.
Celle qui poursuit des études en administration à l’Université du Québec à Montréal a dit ne pas être déçue de la tournure des événements. Elle a parlé de nombreux souvenirs qui lui revenaient en tête lorsqu’elle repensait à toutes ces années, elle qui fait partie de l’équipe nationale depuis 1992.
«J’espère que je vais avoir donné le goût aux jeunes de faire du patinage de vitesse, les filles entre autres. J’espère surtout que les filles vont encore parler de moi quand je ne serai plus là. J’ai des beaux souvenirs pas nécessairement de mes courses mais en tant qu’être humain», a souligné Vicent.
Cette dernière a également eu une pensée pour Joannie Rochette, qui a perdu sa mère subitement en début de semaine et qui a remporté une médaille de bronze en patinage artistique, jeudi soir.
«Moi aussi je sais c’est quoi perdre une mère, j’ai perdu la mienne en 2004 d’une maladie atroce qui est le cancer. J’ai vécu une belle vie et maintenant il va falloir que je passe à autre chose», a-t-elle conclu.



