Le patineur originaire d’Alma mais qui habite maintenant la région métropolitaine faisait partie de l’équipe du relais médaillée d’or à Salt Lake City, en 2002. Toujours au relais, Tremblay avait pris l’argent à Turin, en plus de prendre le deuxième rang au 500 mètres.
De son propre aveu, l’athlète n’a pas encore pris conscience de ce qu’il vient d’accomplir.
«Ça commence à être beaucoup et je commence à peine à le réaliser. C’est une carrière magnifique, ce sont de grands accomplissements», a-t-il déclaré.
Celui-ci a mis l’emphase sur le fait qu’en sport amateur, tout peut arriver et l’avenir est difficile à prévoir.
«Quand tu commences une carrière et que tu souhaites te rendre aux Olympiques, tu ne sais jamais combien de temps ça va durer. Tu ne sais jamais si tu vas faire l’équipe l’année suivante», a lancé Tremblay, sourire aux lèvres.
«Ça fait 13 ans que je suis sur l’équipe nationale alors c’est une récompense magnifique d’être ici aujourd’hui avec deux médailles à mon cou», a-t-il repris.
La pression tombe
Tout comme ses coéquipiers, François-Louis Tremblay croit que les deux médailles remportées au 500 mètres ont donné une énergie supplémentaire aux membres canadiens du relais.
«Ça a vraiment fait tomber beaucoup de pression de sur nos épaules. J’étais beaucoup plus calme et nous avions une excellente stratégie», a expliqué celui qui a commencé à patiner à l’âge de quatre ans.
Tremblay a aussi tenu à émettre son opinion sur le programme spécial mis en place afin de permettre aux athlètes canadiens de rayonner lors de cette olympiade d’hiver tenue chez eux. Plusieurs ont critiqué cette approche au cours des derniers jours, jugeant qu’elle imposait des objectifs irréalistes aux athlètes.
«Ce que ça montre, c’est qu’À nous le podium fonctionne. Il faut mettre l’argent à la bonne place. Je suis juste heureux de pouvoir partager ces médailles avec la population», a poursuivi Tremblay.
Une décision attendue
Avant la jubilation du relais, Tremblay est passé par de grandes émotions. Il a admis ne pas avoir connu le départ qu’il avait escompté lors des vagues de quarts de finale du 500 mètres.
«Ma première course a été un peu plus difficile que prévue, alors j’ai pensé que ce ne serait peut-être pas une journée facile.»
En finale, le patineur a dit qu’il visait l’or, mais qu’il savait qu’il aurait à se battre. Puis, quand il a été accroché dans le dernier virage menant à la ligne d’arrivée par l’Américain Apolo Anton Ohno alors qu’il occupait le troisième rang, Tremblay savait qu’il se retrouverait sur le podium.
«Je lui ai demandé pourquoi il m’avait poussé et je savais qu’il y aurait une décision, mais tu t’en fais quand même un peu parce que ça ne relève pas de toi. Je m’attendais à cette décision», a-t-il soufflé, ajoutant qu’«aujourd’hui, le bronze est très bien. Je suis très heureux.»



